D’ombres et de lumière

Il y a des moments comme ça dans la vie où l’on ne sait plus faire la part des choses entre ce qui nous arrive de bon et les faux pas, les mauvaises nouvelles… Où malgré l’élan positif et les petits bonheurs, l’inquiétude et l’incertitude nous saisissent…

Ces moments où les ombres envahissent la lumière.

Cette semaine aura été éprouvante pour moi. La chaleur d’abord, à cause d’un pic de canicule qui fatigue l’organisme et ne laisse guère de répit la nuit. Chez nous qui habitons en duplex sous les toits, le thermomètre a grimpé jusqu’à 35°C dans les chambres! Mais hélas, sans vouloir être pessimiste, je m’accorde à croire qu’il va falloir s’y habituer au vu du réchauffement climatique… Heureusement, ma bonne idée a été de me précipiter dès le début de la semaine acheter des ventilateurs et -bonheur-, une piscine pour les filles. Car si nous souffrons d’une mauvaise isolation dans notre appartement, nous bénéficions en revanche d’une grande terrasse nous permettant ce petit luxe!

La jambe plâtrée de Soline ensuite. A cause d’une mauvaise chute à l’automne dernier, sa cheville gauche a subi une première entorse. Elle ne s’en saura jamais vraiment remise, puisque jusqu’au printemps elle s’est plainte à nouveau de douleurs au même endroit. Son kiné ayant suspecté une maladie de croissance, je ne me suis pas inquiétée il y a 2 semaines quand ses douleurs sont réapparues. C’était sans compter la visite chez son généraliste pour un autre motif, quand celui-ci nous a fait part de l’éventualité d’une nouvelle entorse (Soline nous a en effet avoué après coup s’être mal réceptionnée en dansant)! Après la 3e radio en moins de 8 mois, le verdict est tombé sans appel: traumatisme, il faut plâtrer. Quelle déception pour ma Soline qui avait prévu de passer à la fin du mois son audition d’entrée en danse classique au Conservatoire…
Elle fait face, mais j’avoue que c’est dur pour moi de la voir repousser ses projets artistiques et qu’elle ne puisse pas participer à tous les évènements de cette fin d’année scolaire, sans compter le manque d’autonomie que cela fait peser sur moi (pour ses trajets à l’école, sa toilette etc). Mas si tout va bien, l’ablation de sa résine aura lieu avant notre départ en vacances mi juillet!

Quelques déconvenues dans mon domaine d’expression enfin, que j’appellerai des faux pas et qui ont altéré ma confiance, alors que je ne pensais pas à mal. En me lançant dans mon projet de blogging et en développant mon compte Instagram, je n’étais pas sans savoir que je devrais faire face un jour ou l’autre à des critiques ou des remarques, étant donnée l’image publique à laquelle je m’expose (et que j’assume). Cette semaine m’aura prouvé une fois de plus qu’il vaut mieux se poser les bonnes questions avant d’envoyer des propositions pourtant bien intentionnées ! Mon côté fonceuse (signe astrologique: bélier) m’aura donc joué des tours, malgré ma bonne foi et mon humilité de blogueuse débutante… Mais c’était sans compter sur de précieux soutiens qui m’ont aidée à relever la tête et je les en remercie. Cela m’a aussi permis de prendre du recul et d’ajuster mes projets de collaborations.

Et puis, il y a eu aussi la lecture du livre de Flavie Flament, La consolation (édition Jean-Claude Lattès) qui m’a bouleversée. Parce que d’abord c’est très bien écrit malgré l’image un peu superficielle qu’on peut se faire de l’auteur (journaliste radio et ancienne animatrice de TF1 qui a connu ses heures de gloire dans les années 2000). Parce qu’ensuite elle attaque de front un tabou de société, avec force et sensibilité, et qu’elle trouve les mots justes pour évoquer l’enfant qui sommeille en chacun de nous et qui parfois demande (encore) à être consolé… Quand elle dit « Personne ne m’a aidée, même pas moi », « A tous ces enfants qu’il est encore temps de consoler », ou « Faire du mal à un enfant, c’est faire du mal au monde de demain », la maman que je suis et la petite fille que j’ai été en sont forcément touchées!

Et cette nouvelle pour finir, d’un (très) proche dont le cancer a récidivé. Malgré ses mots rassurants, le suivi médical et l’entourage bienveillant dont il bénéficie… je ne peux m’empêcher d’être inquiète. Cette semaine aura donc été remplie pour moi de petits bonheurs comme de grandes ombres, et j’avoue, la lumière m’aura fait mal aux yeux.

Merci de m’avoir lue jusqu’ici.

Marie-Anne

 

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