Christian Dior couturier: une expo de rêve à Paris

Jeudi dernier, profitant d’une journée à Paris avec Soline, nous sommes allées visiter l’exposition « Christian Dior, couturier du rêve » au Musée des Arts Décoratifs…

Soline aime coudre depuis presque un an: pour ses poupées Corolle, pour ses Barbies, pour ses proches aussi… des sacs, des pochettes, des robes, on ne l’arrête plus! Quant à moi, même si je sais tout juste remettre un bouton, je me suis toujours intéressée à la mode et la haute-couture (lycéenne je rêvais quand même d’être styliste!). Alors quand Soline a dû faire l’école buissonnière pour se rendre chez un spécialiste à Paris jeudi dernier, je lui ai proposé de l’emmener avant son rendez-vous, du côté du Musée du Louvre pour visiter l’exposition consacrée au grand couturier Christian Dior. Nous en avons pris plein les yeux, tant la magnifique scénographie sublime parfaitement le talent du couturier et de ses successeurs, à travers la mise en scène de plus de 300 robes de haute-couture conçues de 1947 à nos jours.

Une entrée digne d’un grand défilé

Si nous avons dû patienter une bonne quinzaine de minutes malgré nos billets coupe-file et supporté une belle affluence ce jour là (pourtant faible aux dires du personnel de billetterie), nous avons pu entrer dans l’ambiance « haute-couture » dès les premières marches de l’exposition…

Colorama

Avec Soline, nous nous sommes frayées un passage parmi la foule et l’obscurité pour admirer les premières vitrines… Dans cette première partie, robes et accessoires de mode sont présentés selon une thématique chromatique, du blanc pur au rose poudré, jusqu’au rouge Dior et au noir élégant, en passant par le gris perle et l’orange orientalisant. Selon Christian Dior, le style n’est pas qu’une affaire de robe, celle-ci se doit d’être bien accessoirisée: un chapeau, un bijou, un sac, un foulard, un parfum, une ceinture, des escarpins, des gants concourent à l’élégance et la beauté. Et l’assortiment des couleurs est capital, c’est lui qui crée l’accord parfait de la tenue. Moi qui suis sensible à l’harmonie des couleurs, je me suis inclinée devant tant de perfection…

Pour prolonger ce colorama, un mur entier rétro-éclairé telle une mosaïque géante de photos présentait toutes les couvertures de magazines (Vogue, Elle, Harper’s Bazar, Marie-Claire…) publiés en l’honneur de Christian Dior. Une magnifique composition visuelle!

Les jardins Dior

« Après la femme, les fleurs sont les créations les plus divines. »

A l’instar des peintres impressionnistes, c’est entouré de fleurs, au milieu de son jardin de la maison familiale à Granville que Christian Dior dessinait ses collections. J’ai trouvé cette partie de l’exposition tout aussi époustouflante, tant dans le raffinement et détails des robes que dans la mise en valeur de ces dernières par une cascade de lianes suspendues en délicat papier blanc… Un vrai travail d’orfèvre!

Christian Dior est connu pour sa « femme fleur », à travers laquelle il réinvente les canons traditionnels de la féminité, avec des épaules douces, une taille fine, une poitrine soulignée et sa fameuse jupe qui s’évase en corolle (voir ma première photo à l’entré de l’expo). Mais mon coup de coeur va à cette robe d’inspiration japonaise, parsemée de délicates fleurs de cerisier, sublime…

Les parfums Dior

Christian Dior, ce n’est pas seulement la haute-couture, c’est aussi tout un univers olfactif que j’ai eu le plaisir de redécouvrir. Fidèle pendant des années au parfum « Miss Dior Chérie » (dont les spots publicitaires avec la sublime Nathalie Portman sont un émerveillement), j’ai assisté avec intérêt ce jour-là à une courte démonstration autour des parfums de la marque…

Les parfums, développés par Christian Dior dès la création de sa maison en 1947, sont pensés pour sublimer la femme au même titre que le vêtement et ses accessoires. Une fois encore, le couturier voit la haute-couture comme une oeuvre d’art totale.

« Le parfum d’une femme en dit plus sur elle que son écriture. »


Inspirations et filiation

Peinture, architecture et arts décoratifs, cette exposition montre aussi les nombreuses influences artistiques du couturier. Il faut savoir que Christian Dior s’était construit une vraie culture visuelle: de voyages en musées, de cinémas en salles de spectacles, sans oublier son expérience de galeriste, sa collection d’Art Nouveau ou sa sensibilité au médium photographique, le couturier possédait une palette d’inspirations d’une extrême richesse. C’est sans doute cela que l’exposition retrace avec tant de perfection et que j’ai trouvé si inspirant. Cette célèbre photo de Richard Avedon ci-dessous a ravivé ma mémoire en matière d’histoire de la mode et de la photographie…

Après la mort de Christian Dior en 1957, six directeurs artistiques se succéderont à la tête de la Maison Dior, du favori Yves Saint-Laurent à l’excentrique John Galliano, pour ne citer qu’eux. Leur fil conducteur est resté celui du maître: idéaliser la nature par le tracé dune silhouette pour mettre en valeur le corps de la femme.

« Une robe telle que je la conçois est une architecture éphémère

destinée à exalter les proportions du corps féminin. »

Avec Soline, nous avons aimé parcourir des yeux les vitrines où étaient épinglés les délicats échantillons de tissus et esquisses correspondant aux robes exposées juste à côté, comme si nous étions dans l’antre du créateur. Soline avait même pris son carnet de dessin pour s’essayer au croquis de mode…

White is white

Dans la deuxième partie de l’exposition Christian Dior, comme dans un immense dressing (un miroir est posé au plafond), ce sont quatre hauts murs qui exposent des bustes d’atelier sur lesquels reposent des patrons dans une palette uniforme de blanc: en somme, des créations présentées au stade du modélisme, comme si le temps s’était arrêté dans le processus créatif. Quelle beauté dans cette sobriété ! La tête nous en a presque tourné…

Le bal Dior

L’exposition Christian Dior se termine en apogée dans la grande nef du Musée des Arts Décoratifs qui évoque une immense salle de bal, en souvenir des fêtes mondaines données au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale pour lesquelles le couturier dessinaient de nombreuses toilettes. A la magnificence de la scénographie répond bien sûr le luxe extravagant des robes de soirée présentées dans cette dernière salle… Nous avons de toute évidence adoré plonger dans cette ambiance féérique!

C’était sans compter les références glamour aux stars de cinéma qui ont eu l’immense privilège de porter certaines de ces pièces. Vous souvenez-vous de la robe fourreau dont Charlize Theron se défaisait langoureusement dans le spot publicitaire du parfum « J’adore »? Et bien elle est exposée dans cette salle!

« La robe de bal vous fait rêver et doit faire de vous une créature de rêve. »

Impossible de ne pas envier les célébrités et de ne pas rêver le temps d’une soirée, de passer nous aussi ces robes somptueuses pour vivre la magie d’un bal étoilé …

Au-delà de l’émerveillement qu’elle nous aura procuré, cette rétrospective exceptionnelle de 70 ans d’histoire et de création de la Maison Dior nous aura aussi révélé l’extrême richesse de l’univers créatif de Christian Dior, lui qui a su magistralement tisser des liens entre la haute-couture et toutes les formes d’art.
Je vous recommande vivement cette exposition inspirante qui se tient au Musée des Arts Décoratifs (rue de Rivoli, au Musée du Louvre) jusqu’au 7 janvier 2018.  Sachez que pour les moins de 18 ans, elle est gratuite!

christian dior

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