Ma semaine de cinéma au Festival Premiers Plans

La semaine dernière, j’ai participé à la 30e édition du festival Premiers Plans en tant que blogueuse accréditée. Suivez moi jour après jour dans mes (re)découvertes cinématographiques…

Avant-propos: le cinéma, le festival et moi…

Depuis seize ans que je suis à Angers, j’avoue en toute humilité ne m’être jamais vraiment attardée au festival Premiers Plans… Pourtant j’ai toujours aimé le cinéma. Je me souviens avoir été abonnée au magazine Première pendant toutes mes années de lycée et d’université (je garde en mémoire un poster en noir & blanc accroché dans ma chambre où figuraient les acteurs prometteurs de ma génération: Marie Gillain, Virginie Ledoyen, Guillaume Depardieu, Clotilde Courau, Clovis Cornillac et bien d’autres, réunis sur trois niveaux d’échafaudages… ça m’avait marquée). J’assistais à toutes les fêtes du cinéma, je voyais un à deux films par jour. Et puis j’ai toujours lu Télérama chez mes parents. Les années passant,  une vie de famille avec des jumelles et une maison à la campagne, ma passion s’est étiolée et j’ai trouvé moins de temps pour me rendre dans les salles obscures. Mais j’ai toujours su me rattraper avec des séances en VOD ! Et je suis aussi revenue habiter en ville… Ces dernières années quand je travaillais à la Mairie d’Angers, à force de voir passer les reportages de Sandrine Jousseaume et Thierry Bonnet (photographes accrédités à Premiers Plans), j’ai commencé sérieusement à m’intéresser à cet évènement…


La 30e édition du festival Premiers Plans arrivant, j’ai trouvé que c’était une belle occasion en tant que blogueuse angevine de découvrir le festival de l’intérieur et de m’en faire un relai… J’ai épluché le programme, je me suis concocté un planning et je m’y suis tenue (ou presque). Pendant une semaine, j’ai arpenté la ville aux quatre coins du festival, du Centre de Congrès au Gaumont Multiplexe en passant par les 400 coups et le Grand Théâtre; j’ai affronté la foule, la pluie, l’attente, le froid; j’ai applaudi, ri, pleuré, parfois même râlé; j’ai pris des notes et plein de photos; je me suis levée tôt, je suis rentrée tard… Bref, ce festival je l’ai vécu à fond pour pouvoir vous le faire partager ici! Si ma story postée chaque jour sur Instagram a été suivie par plus de 200 personnes, j’ai gardé de côté de nombreuses photos et quelques petites anecdotes et impressions afin de vous les dévoiler dans cet article, tout en conservant le fil chronologique de ma semaine. Je vous propose donc de suivre mon journal de bord du festival, entre rencontres, découvertes et sentiments mêlés. Bonne lecture!

Vendredi 12 janvier: dans l’ambiance…

11h • Arrivée au Centre de Congrès, je me présente à l’accueil des professionnels pour réceptionner mon précieux tote-bag qui contient le catalogue du festival avec la programmation complète sur presque 200 pages, un guide pro, mon pass VIP qui me donnera accès à toutes les séances, quelques contremarques ainsi que le billet pour la soirée d’ouverture. J’achète deux billets enfants et un billet adulte, afin de faire participer Mickaël et les filles à certaines projections et recueillir leurs impressions.

11h30 • Je profite du calme régnant encore dans les couloirs du Centre de Congrès pour découvrir les différentes salles. Je pousse la porte du Salon VIP (fraîchement meublé par Roche-Bobois et approvisionné en vins Bouvet-Ladubay), où seront accueillis les réalisateurs, acteurs, producteurs et autres professionnels du cinéma, ainsi que les journalistes et photographes accrédités…

11h45 • Je croise quelques bénévoles dans les starting-blocks. Celle qui tient le bar du salon VIP me conseille d’aller faire un tour à l’étage pour apercevoir le salon où délibèrera le jury…

12h • En descendant dans le hall pour découvrir la superbe exposition de portraits noir & blanc de Jeanne Moreau réalisés par Agnès Varda, je croise Claude-Eric Poiroux, le fondateur, délégué général et directeur artistique du festival. Après la mort de l’actrice en juillet dernier, il a demandé à la Mairie de rebaptiser la rue Claveau (où se trouve le cinéma les 400 coups) en rue « Jeanne Moreau »…

16h • Je passe en centre-ville et vois que le tapis rouge est déroulé au Grand Théatre… Ça sent l’ouverture! Un peu d’animation dans ma ville me met toujours du baume au coeur.

18h30 • Je prends un peu de marge pour assister à la soirée d’ouverture au Centre de Congrès qui a lieu dans une heure. Même si j’ai mon billet, je n’ai pas de place réservée, or sans zoom professionnel (je shoote uniquement avec mon iPhone, c’est un parti pris), je sais déjà que je dois être bien placée pour prendre des photos correctes. J’anticiperai ainsi sur chacune des séances à venir…

19h • Dans l’Auditorium, je trouve une place au parterre droit, 2e rang, parfait pour mes photos! J’échange rapidement avec Véronique Charrat, responsable de la communication du festival. A côté de moi, un groupe de jeunes professionnels du cinéma, leur précieux pass accroché autour du cou, a l’air très excité d’être là.

19h30 • La soirée commence et je suis galvanisée par l’ambiance qui règne dans la salle: la bande annonce de la 30e édition est projetée et les applaudissements rythment la musique de Bronski Beat! Il en sera ainsi avant chaque projection…

20h • Romain Duris et Isabelle Huppert descendent sur scène: applaudissements chaleureux dans la salle. Claude-Eric Poiroux propose à Isabelle Huppert de présider le festival pour une prochaine édition…

20h30 • Serge Bozon, le réalisateur de « Madame Hyde », vient présenter son film en avant-première: l’histoire d’une prof de sciences-physiques dans un lycée professionnel de banlieue méprisée par ses élèves et ses collègues, qui frappée un jour par la foudre, va se métamorphoser… Je suis restée dubitative face au style du réalisateur que je découvrais, mais j’ai salué le jeu des ses interprètes, Isabelle Huppert en Mrs Jekyll & Mrs Hyde, et Romain Duris en proviseur de lycée narcissique…

Samedi 13 janvier: on ne lâche rien…

16h30 • Retour au Centre de Congrès pour la rétrospective consacrée à Pedro Almodóvar. Je choisis de visionner « Tout sur ma mère » que je ne connais pas mais qui a fait parler de lui à Cannes en 1999. Antxón Gómez, chef décorateur et Frédéric Strauss, critique, en disent quelques mots avant. Un film haut en couleurs sur la maternité, la filiation et d’autres sujets plus tabous comme les travestis, la drogue, la prostitution et le VIH, dont la toile de fond est Barcelone. Remuant.

20h • Soirée en amoureux au Multiplexe pour mon deuxième film de Serge Bozon « Tip top » (2013), avec Isabelle Huppert, Sandrine Kiberlain et François Damiens. Le réalisateur est là pour présenter son film. Mais rien n’y fait: je n’accroche pas à son style! Mickaël est sceptique aussi. Pourtant les acteurs sont bons: Isabelle Huppert en flic autoritaire de la brigade des polices, et Sandrine Kiberlain, son acolyte en potiche qui essaie de lui ressembler… Déçue.

Dimanche 14 janvier: hommage à Jeanne Moreau 

Difficile d’imaginer le festival Premiers Plans sans Jeanne Moreau: elle en était la marraine, ayant initié les Ateliers qu’elle animait chaque été à Angers pour les jeunes réalisateurs. Alors pour cette 30e édition, un hommage tout particulier lui était consacré…

19h • Je me rends au Grand Théâtre pour assister à la dernière projection de la journée en hommage à Jeanne. La file d’attente qui patiente dehors dans le froid me semble interminable… Je trouve une place au premier balcon, et me contente d’une visibilité moyenne.

20h • Arrivée d’Agnès Varda et de Rosalie sa fille, pour présenter le film de Jacques Demy « La baie des anges » (1963) , à la demande de Claude-Eric Poiroux. Un film entièrement restauré où la qualité du son et de l’image en noir & blanc, les costumes dessinés par Pierre Cardin, le scénario chic et sombre autour de l’addiction au jeu incarnée par la belle Jeanne Moreau (frénétique en blonde Marylin), la musique de Michel Legrand et la lumière de Nice en font un petit bijou de cinéma. Je me surprends à aimer un vieux film ! Et surtout je succombe au charme de Jeanne en pleine jeunesse, comme en témoignent les photos d’Agnès Varda ci-dessous…

Lundi 15 janvier: entre « blue monday » et bonnes surprises…

14h • Retour au Centre de Congrès pour assister à une lecture de scénario avec Macha Méril et Léa Drucker: à deux personnes près, je me vois refuser l’entrée de la salle Gan faute de place! Mais avec mon pass, on m’accorde le droit de faire une photo des actrices déjà en place. Déception ravalée… Et j’apprendrai plus tard que la lecture a duré 3 heures !

14h15 • Je descends au salon VIP pour prendre un thé. Les journalistes d’Angers télé sont là pour tourner une interview d’Agnès Varda, 89 ans, un monument du cinéma! Ce petit bout de femme a tant vécu, et elle parle encore avec des paillettes dans les yeux… Je n’en perds pas une miette et mesure ma chance.

16h45 • Par curiosité, je me rends dans l’Auditorium pour assister à la projection des tous premiers films d’école: « L’Atelier » d’Elsa Maria Jakobsdóttir, une jeune islandaise, et « Un homme, mon fils » de Florent Gouëlou, un jeune français. J’apprendrai au palmarès le samedi suivant que le premier a été primé…

19h15 • Retour au Grand Théâtre pour voir la suite de la rétrospective consacrée à Pedro Almodóvar. Cette fois-ci j’attends sous la pluie, mais je me retrouve plutôt bien placée une fois installée à l’intérieur…

20h15 • L’actrice espagnole Lola Dueñas salue l’accueil chaleureux des festivaliers et présente en quelques mots « Les amants passagers », l’un des derniers films de Pedro Almodóvar dans lequel elle tient le rôle principal (2013). Le scénario est séduisant: suite à un problème technique, les pilotes et stewards d’un avion à destination de Mexico se donnent corps et âme pour distraire les passagers en attendant de trouver une piste pour se poser. Entre révélations, crises d’angoisses et déballage de leur vie sexuelle, les personnages sont drôles et enjoués, souvent caricaturés. La scène d’anthologie dansée par les stewards sur « I’m so excited » a mis l’ambiance dans la salle du Grand Théâtre ce soir là… Un bon moment.

Mardi 16 janvier: le creux

12h15 • Je déjeune tôt avec une copine non loin du Gaumont Multiplexe pour être sûre d’avoir de la place au prochain film que je souhaite visionner (Home) dont la séance est prévue à 14h15.

13h40 • Arrivée au cinéma, une longue file d’attente me fait rapidement comprendre que ce n’est pas gagné. Quand je vois passer devant nous au moins trois classes entières de collégiens et lycéens, que j’entends que se trouvent également dans la salle des maisons de retraite qui ont « réservé », je capitule devant la mauvaise nouvelle: plus une seule place!! Je trouve ça regrettable de ne pas avoir indiqué sur le programme que la séance était réservée à ces publics, auquel cas je me serais organisée autrement…

14h • Dépitée, je me rabats sur l’exposition « Watching TV » d’Olivier Culmann à la galerie Dityvon (BU Saint-Serge). Lauréat 2017 du prix Niépce, le photographe présente des portraits de téléspectateurs à travers le monde regardant la télévision. Je m’arrête devant le portait de ces deux enfants indiens dont le regard est happé par l’écran…

Mercredi 17 janvier: le creux (bis)

10h • Retour au Centre de Congrès pour assister à la rencontre avec la costumière chinoise Ma Defan, invitée par l’Institut Confucius pour présenter ses calligraphies. Entourée de deux traductrices, elle s’attarde dans une première partie sur la vidéo d’un défilé interminable de mannequins portant de lourdes étoffes qu’elle a calligraphiées… Ne voyant pas bien le rapport avec le cinéma, j’en perds mon intérêt et pars avant la fin de la table-ronde, un peu ennuyée.

Jeudi 18 janvier: c’est reparti!

12h • Après deux jours de creux où mon temps passé au festival n’a pas été très optimal, je retrouve ma motivation autour d’un déjeuner avec une amie et ses deux fils habitués du festival. Petites anecdotes et conseils me font apprécier cet échange, et surtout je me sens moins seule…

13h15 • Nous sommes larges pour visionner l’un des films de la rétrospective « Drôles de familles » présenté aux 400 coups… Ce que ne dit pas ma photo, c’est qu’il y avait une file d’attente très longue ce jour là!

14h15 • « Festen » (1998) du réalisateur danois Thomas Vinterberg, est un film qui se situe entre le drame familial et le thriller: un homme réunit sa famille et ses amis dans son manoir pour son anniversaire, mais la fête familiale tourne au règlement de comptes quand le fils aîné révèle de terribles secrets… Le film, tourné à huit-clos et selon le Dogme initié par Lars Von Trier (caméra à l’épaule, lumière naturelle, etc), montre une famille au bord de l’explosion dans un milieu très fermé, en abordant de manière crue des sujets tels que l’inceste, le suicide et même le racisme, tout faisant régner la confusion entre victime(s) et coupable(s). On en sort bouleversé.

16h30 • A quelques pas des 400 coups, je me rends aux Studios Bodiner pour découvrir le plateau de tournage installé par les étudiants de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes en hommage à Jacques Tati. On plonge au coeur de Palm Springs, dans le Grand Opening Hotel, à la rencontre de Monsieur Hulot (incarné par le comédien Oh Hulot). Les étudiants étaient en train d’y tourner un court métrage quand je suis passée… Une ambiance joyeuse et colorée!

19h45 • Retour au Multiplexe pour visionner mon seul et unique film (à regret) de la rétrospective consacrée à Agnès Varda, « Les plages d’Agnès » (2008). Elle nous y fait partager son enfance, ses débuts de photographe de théâtre, puis de cinéaste novatrice dans les années cinquante, sa vie avec Jacques Demy, son engagement féministe, ses voyages, son parcours de productrice indépendante et son amour des plages. Agnès Varda pose un regard tendre et sensible sur les quatre-vingt années de sa vie, elle nous parle d’amour, de sa famille, de ses amis disparus, mais surtout d’art et de cinéma. « J’habite le cinéma » dit-elle à la fin, et c’est tellement vrai! Mon 2e coup de  du festival.

Vendredi 19 janvier: changement de programme!

10h • Je râte « Sacré Graal » des Monthy Python mais apprends qu’une place m’a été réservée pour la soirée de clôture du lendemain. Je me rends à l’évidence: finalement je ne pourrai pas emmener mes filles à la séance « L’animation venue du froid – Les marmots ciné » prévue aux 400 coups à 16h45, si je dois être au Centre de Congrès une heure après pour assister au palmarès!!

12h • Passage au photocall à J-1 pour faire une petite séance photos souvenir de ma folle semaine…

19h • Retour au Multiplexe avec Alice et Soline (10 ans) que je décide d’emmener avec moi pour mon deuxième film de la rétrospective « Drôles de familles »… Le programme indique « à partir de 14 ans », je prends le risque.

20h • « Tel père tel fils » du réalisateur Hirokazu Koreeda (2013) est la version japonaise de « La vie est un long fleuve tranquille »: l’histoire d’un échange de bébés à la naissance, dans deux familles que tout oppose socialement. Les sujets de l’enfance et de l’éducation y sont abordés de manière subtile, mais c’est surtout le rôle du père qui est questionné. Des deux hommes, celui qui serait prédisposé à offrir les meilleures conditions d’éducation à l’un comme à l’autre des enfants est aussi celui qui est le moins présent… Et s’il pense que personne ne peut le remplacer dans son travail, il finira par réaliser que personne ne pourra le remplacer auprès de son fils, pas même son père biologique. C’est tendre et parfois mélancolique. Les filles ont aimé. Pour moi c’est le 3e coup de du festival.

Samedi 20 janvier: dernier jour…

10h • Je râte le film d’Emmanuelle Bercot avec Catherine Deneuve « Elle s’en va », pour cause de rendez-vous urgent à la banque (l’obtention de notre demande de permis de construire a relancé la machine de nos démarches)! Pas facile de tenir le rythme du festival quand on est chargé de famille et que tout tombe en même temps (les filles me réclament aussi de l’aide pour coudre leurs nouvelles paires de pointes afin d’être prêtes pour leur cours de danse de l’après-midi). L’année 2018 démarre très fort!

18h • Je m’installe tranquillement pour assister à la soirée du palmarès qui se tient à l’auditorium du Centre de Congrès (je trouve une place au 2e rang, la même qu’à l’ouverture!). Même si j’ai sérieusement manqué la partie du festival concernant les films en compétition, pas question pour moi de râter l’ambiance de la dernière soirée!

19h • Jean-Marc Barr et Sandrine Kiberlain arrivent sur scène en toute décontraction pour remettre les prix aux lauréats. Pas de robe de soirée ni de noeud papillon: nous ne sommes pas à Cannes mais bien à Angers!

19h20 • Le jury courts-métrages s’installe sur scène: Karim Moussaoui, Céline Devaux et Fyzal Boulifa. Aux bribes de conversation que je surprends, je comprends que la grand-mère de la jeune réalisatrice Céline Devaux est assise juste derrière moi! Le festival Premiers Plans c’est ça aussi: le côté familial qui plonge festivaliers, organisateurs, producteurs et stars du cinéma dans le même bain…

19h35 • Arrivée sur scène du jury longs-métrages et de sa présidente Catherine Deneuve, accueillie par de longs applaudissements… On trouve aussi Guillaume Senez, Valérie Donzelli, Tizza Covi et Clément Cogitore.

19h50 • Discours de Christophe Béchu, maire d’Angers, annonçant les prochains travaux de réfection du Centre de Congrès (il est temps!). Jérôme Clément, président du festival, descend sur scène pour la séance photo avec les jurés et les lauréats. Les photographes sont au taquet et j’essaie de me frayer un passage parmi eux…

20h • Je fais le choix de quitter l’auditorium avant la projection en avant-première de Cro-Man pour avoir une chance d’apercevoir quelques VIP dans le hall du Centre de Congrès… Mauvais choix: je cherche Catherine et les jurés des yeux pour faire une dernière photo, mais ils sont déjà partis!

premiers plans

20h30 • Ma famille me manque. Je claque la bise à Penelope, dis aurevoir à Agnès et adieu à Jeanne 😉 Je rentre trier mes photos et faire le bilan de cette belle semaine, riche en rencontres et découvertes: un article m’attend. Et à Premiers Plans, je dis à l’année prochaine!

Pour voir les photos officielles de la 30e édition du festival, je vous invite à vous rendre sur la page de Premiers Plans ici. Je remercie Véronique Charrat, responsable de la communication et de l’action culturelle de Premiers Plans, pour sa confiance, Agnès Vallier, responsable de l’accueil des publics détachée du Quai pour le festival, pour son petit coup de pouce, mon amie E.V. et ses fils pour leurs conseils et éclairage… et à vous lecteurs de m’avoir lue jusqu’ici!

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